Auf der anderen Seite, de Fatih Akin (2007)

23Mai08

Malgré les réticences de son fils Nejat, Ali, veuf, décide de vivre avec Yeter, une prostituée d’origine turque comme lui. Mais Nejat, jeune prof d’allemand, se prend d’affection pour Yeter lorsqu’il comprend qu’elle envoie son argent à sa fille en Turquie, pour lui payer des études. La mort accidentelle de Yeter éloigne durablement le père de son fils. Nejat se rend à Istanbul dans l’espoit de retrouver la trace d’Ayten, la fille de Yeter.
A Hambourg, Ayten sympathise avec Lotte, une étudiante allemande aussitôt séduite par le charme et l’engagement politique de la jeune Turque. Lotte propose même à Ayten de l’héberger chez elle, malgré les réticences de sa mère, Susanne. Arrêtée et placée en détention, Ayten est finalement reconduite à la frontière puis incarcérée en Turquie. Sur un coup de tête, Lotte décide de tout abandonner et de se rendre en Turquie.

De l’autre côté, drame allemand de Fatih Akin
2h02, sélection officielle du Festival de Cannes 2007 (Prix du scénario)
Avec Nurgül Yesilçay (Ayten Öztürk / Gül), Baki Davrak (Nejat Aksu), Patrycia Ziolkowska (Charlotte Staub / Lotte), Tuncel Kurtiz (Ali Aksu), Hanna Schygulla (Susanne Staub), Nursel Köse (Yeter / Jessy)…
Note : 16/20

Un film intéressant qui effleure de nombreux thèmes sociopolitiques : le choc des cultures, les relations germano-turques, l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, le rôle social de la religion, le militantisme politique, la liberté ou encore la démocratie.

Akin analyse ici le quotidien des communautés allemandes et turques en observant attentivement les multiples liens qu’elles tissent entre elles. Des liens qui s’entrelacent, s’entrechoquent. Le cinéaste parvient à exposer avec aisance la palette de sentiments qu’engendre la vivacité de ce brassage culturel. On passe ainsi de l’amitié à l’amour, de l’incompréhension à la compréhension de l’autre, du racisme à la tolérance.

Sur le plan artistique, le film mérite sans doute le prix du scénario qui lui a été décerné à Cannes. Un scénario en trois actes qui sont autant de moments forts où les êtres humains (Allemands ou Turcs) convergent et se ressemblent dans leur différence. Le naturel convaincant des acteurs, une très belle image et une musique attrayante complètent la puissance de ce film.

Seule fausse note: on aurait aimé que le cinéaste juge un peu plus ses protagonistes, qu’il soit plus engagé. Mais peut-être voulait-il laisser ce privilège au spectateur ? Du cinéma allemand à son meilleur.

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