The Third Man, de Carol Reed (1949)

28Mai08

La Vienne de l’après-guerre. Holly Martins, romancier américain fauché, débarque dans une ville en ruines. Il s’attend à y retrouver son vieil ami Harry Lime qui lui a promis du travail. Mais pas de Harry à la gare, ni chez lui. Martins apprend la mort toute récente de son camarade, renversé par une voiture au pied de son immeuble. Intrigué par les diverses contradictions des témoins du drame, l’écrivain américain décide de prolonger son séjour et d’enquêter sur les circonstances de la mystérieuse disparition de son ami…

Le troisième homme. Film policier britannique de Carol Reed
1h 44, sélection officielle du Festival de Cannes 1949 (Palme d’or)
Avec Joseph Cotten (Holly Martins), Orson Welles (Harry Lime), Alida Valli (Anna Schmidt), Trevor Howard (Major Calloway), Wilfrid Hyde-White (Crabbin)
Note: 14/20

Le talent de cinéaste de Carol Reed n’est plus à démontrer : Huit heures de sursis, L’homme de Berlin et Oliver sont tous d’excellentes productions tant sur le plan artistique que technique. Bien que ce ne soit pas son meilleur film, Le troisième homme est certainement le plus connu. Il a l’avantage d’avoir été tourné dans la Vienne de l’après-guerre. Entre ruines, pavés et égouts, la capitale autrichienne déploie ici ses charmes obscurs et ténébreux, ce qui permet d’ailleurs au cinéaste de jouer sur les ombres et les contre-jours.

Les multiples influences du film (cinéma anglais, film noir américain, film documentaire, cinéma expressionniste allemand ou encore le formalisme russe) en font pour les cinéphiles une œuvre riche en images, en inventions et en émotions. La présence de l’inoubliable Orson Welles y est peut-être aussi pour quelque chose…

Mention spéciale pour la musique : le film s’appuie sur un petit extrait musical joué à la cithare, une courte mélodie aussi enivrante que répétitive. Selon la petite histoire, Reed aurait déniché le joueur de cithare Anton Karas dans un restaurant viennois et l’aurait imposé comme unique compositeur. La mélodie géniale et entêtante de Karas a connu un succès planétaire à l’époque, au point d’assurer la popularité du film. Un grand classique du cinéma à (re)découvrir.

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