Week-end culturel à New York (I)

26Juin08

Après un semestre universitaire très intensif (mais enrichissant !), quoi de mieux que de s’offrir un week-end culturel, histoire de se reposer l’esprit, mais aussi de profiter de ces petits plaisirs de la vie qui nous réjouissent et nous émerveillent. Car oui, je l’avoue: j’ai passé un week-end de rêve à New York !!!!!

Amateur de jazz (et plus particulièrement de bossa nova, subtil mélange de jazz et de samba), c’est à l’occasion d’un concert du guitariste et chanteur brésilien João Gilberto (créateur du mouvement musical de la bossa nova) que je me suis déplacé depuis Montréal jusqu’à New York (1 h 30 de vol). Ce n’était pas la première fois que je visitais la plus grande ville du monde après Tokyo. J’avais déjà auparavant exploré presque de fond en comble cette ville « qui ne dort jamais » d’après la rumeur (que je confirme). J’en ai donc profité pour me balader sur la 7e avenue, ma préférée à plus d’un titre.

Tout d’abord, cette avenue a le mérite d’abriter le Village Vanguard, un célèbre club de jazz. Fondé en 1935 par Max Gordon, ce petit « caf’conc » new-yorkais accueillait jusqu’en 1957 non seulement des artistes de jazz mais aussi des groupes de musique dite « folk », des poètes, des humoristes ou encore des comédiens de théâtre. Avec le succès toujours plus fulgurant de la musique jazz sur la scène musicale new-yorkaise, Gordon décide en 1957 de ne proposer à ces clients que des spectacles où la musique jazz, sous toutes ses formes, est à l’honneur. Depuis, ce petit « bistro jazz » de forme triangulaire a accueillit la crème de la crème : Stan Getz, Gerry Mulligan, Charlie Byrd, Bill Evans, John Coltrane, Dizzy Gillepsie, Keith Jarrett ou encore Wynton Marsalis. Des noms prestigieux qui ont fait le tour du monde mais qui sont toujours revenus dans ce petit bar de 123 places (le plus souvent pour y enregistrer des albums live !). Souvent surnommé « La Mecque du jazz », le Village Vanguard est de nos jours considéré comme un rite de passage pour tous les grands artistes jazz de la planète.

Si l’on « monte » un peu plus haut, la septième avenue débouche sur le fameux Times Square. Ce haut lieu de la culture populaire et commerciale américaine tient son nom du journal New York Times qui s’est implanté sur la place en 1904. Une station de métro a d’ailleurs rapidement été construite à cette occasion quelques années plus tard. Cette place mondialement connue est devenue un véritable centre culturel populaire avec le pullulement des music-halls, des salles de spectacles, des théâtres et des hôtels de luxes (l’hôtel Renaissance est un pur joyau de la Belle Époque). Les plus grandes stars hollywoodiennes des années 10, 20, 30, 40 et 50 s’y sont tous produits au moins une fois dans leur vie: Charles Chaplin, Fred Astaire, Gene Kelly, Cyd Charisse, Frank Sinatra, Angela Lansbury pour ne citer que ceux là…. Aujourd’hui, Times Square est le lieu de rassemblement de tous les New-yorkais, principalement le jour de la St-Sylvestre où la coutume veut qu’une balle géante soit lancée aux douze coups de minuit. Seule petite préoccupation : Times Square est le quartier de New York qui possède le plus grand nombre de néons publicitaires… Toutes ces lumières ne sont-elles pas du gaspillage énergétique ? Mais ne restons pas là… Poursuivons notre périple urbain.

Si l’on se dirige encore plus haut sur la 7e avenue, en direction de Central Park, on croise un autre haut lieu culturel, le Carnegie Hall. C’est une salle de concert mythique qui a reçu des invités de marque et de prestige du monde musical, qu’ils soient américains ou internationaux. Tous les grands interprètes y sont passés. A commencer par le compositeur russe Tchaikovsky qui inaugure ce bijou architectural par un récital mémorable en 1891 (alors que la construction du bâtiment n’est même pas encore terminée !). il faudra six autres années pour que le projet monumental soit considéré comme achevé (et croyez-moi l’intérieur vaut le coup d’œil !). C’est d’ailleurs ici que je m’arrête… pour aller récupérer mon billet de concert. Car oui, le concert auquel je dois assister se tient justement au Carnegie Hall, dans la même salle qui a accueilli Maria Callas, Kathleen Ferrier, Stravinsky, Frank Sinatra et j’en passe… C’est pour vous dire que João Gilberto est loin d’être un artiste de pacotille, comme l’ont pu suggérer certaines personnes. Vous l’avez tous entendu au moins une fois dans votre vie, ne serait-ce qu’avec sa célèbre chanson A garota de Ipanema (The Girl from Ipanema), reprise par de nombreux artistes en anglais, français, espagnol ou italien…

Mais je m’arrête là. J’aurai amplement le temps de vous reparler de ce concert-évènement, spécialement organisé pour les 50 ans d’existence de la bossa nova (1958-2008). Je vous rassure donc : mon escapade new-yorkaise est loin d’être terminée…

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