东邪西毒: 终极版, de Wong Kar Wai (2008)

09Oct08

Dans le désert occidental chinois, Ouyang Feng tient une auberge isolée au milieu des dunes. Devenu intermédiaire pour quiconque rechercherait un tueur, une multitude de personnages croiseront sa route. Tout d’abord Huang Yaoshi, son ami de jeunesse, devenu aventurier et sabreur vagabond, qui lui rend visite chaque année à la même date. Cette fois-ci Yaoshi lui ramène un présent : une jarre de vin appelé Vivre ivre et mourir en rêvant. Il s’entretiendra également avec un duelliste aveugle, dont la femme avait été séduite par un chevalier le jour même de leur mariage. Puis, il côtoiera le prince du clan Murong, à la recherche de Yaoshi pour avoir séduit et éconduit sa jeune sœur. Il s’adressera au guerrier sans-le-sou Hong Qi, en quête d’aventure et de célébrité. Enfin, il y a l’amour de sa vie qui préfèrera épouser son frère. Aux confins du monde, ces héros d’un autre âge croisent le fer mais la plus grande blessure que garde Ouyang Feng est celle que porte son cœur…

Les cendres du temps Redux. Film épique chinois de Wong Kar Wai.
1h33, 2008.
Avec Leslie Cheung (Ouyang Fen), Tony Leung Ka Fai (Huang Yaoshi), Toni Leung Chiu Wai (le sabreur aveugle), Brigitte Lin (Murong Yin / Murong Yang), Jacky Cheung (Hong Qi), Maggie Cheung (Femme du frère de Ouyang Fen)…
Note: 10 / 20

C’est toujours dans le cadre du Festival international du film d’Helsinki (FIFH) que j’ai eu l’occasion de voir ce  deuxième film. Je ne m’étais jamais vraiment intéressé au cinéma asiatique jusqu’à cet été, lorsqu’un très bon ami rencontré à l’université m’a fait découvrir un film de Wong Kar Wai qu’il appréciait beaucoup. Je désirais donc assister à la projection de ce film pour m’en faire une idée personelle, d’autant plus que mon ami en question ne l’avait jamais vu.

En fait, tout ce que je savais du film était que sa réalisation datait de 1994 et que le célèbre cinéaste hong-kongais venait de le remasteriser (d’où son nom, « Redux »). Petite déception. Cette oeuvre cinématographique porte, pour le meilleur mais aussi pour le pire, la marque de son auteur: esthétisme scénique, approche philosophique, heureux mariage des couleurs, utilisation excessive (et franchement parfois très lourde) du ralenti, trame décousue et submergée par d’interminables flash-backs. Du Wong Kar Wai « tout craché », en quelque sorte.

Seulement, on s’ennuie un peu dans ce film. Les quelques belles scènes du film (notamment celle de la cage à oiseau qui tournoie sur elle-même et ombrage ainsi le visage des personnages ou encore celle des geysers qui jaillissent) sont malheureusement gâchées par cette propension wong-kar-waienne à insister sur le ralenti. Et c’est sans compter les scènes de combats qui deviennent vite un véritable supplice pour les yeux du spectateur du fait de leur illisibilité.

Le cinéaste a quand même su introduire dans son film une touche d’onirisme tout à fait sublime. En adoptant une caméra surréaliste, Wong Kar Wai réussit à donner un sens à cette quête personnelle pour le moins chaotique à laquelle est livré le personnage principal. Le réalisateur nous convie à suivre Ouyang Fen dans sa  longue (et pénible) traversée du désert amoureux. De nombreuses métaphores sous-tendent cette oeuvre intellectuelle qui est loin d’être un « film de sabre » comme pourraient le penser certains… Un film qui laisse un peu sur sa faim. Pour les inconditionnels de Wong Kar Wai.

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