De la politique linguistique en Islande

26Nov08

Je vous propose aujourd’hui une note culturelle originale, fruit d’un travail universitaire dans le cadre d’un cours sur les liens entre culture, diversité et mondialisation.

islande1En Islande, les particularismes linguistiques sont en grande partie tributaire de l’isolement géographique de cette île septentrionale. De nos jours, la quasi inexistence de minorités ethniques (2% de la population islandaise) fait de cet État l’un des plus homogènes au monde : 98% d’Islandais parlent l’islenska. Cette dernière demeure une langue originale à plus d’un titre. Il s’agit d’une langue germanique du Nord (c’est-à-dire scandinave comme le danois, le norvégien et le suédois). Pour autant, aucun locuteur de ces trois langues ne comprend l’islandais.

islande2A contrario, les islandais comprennent, de manière courante, les autres langues scandinaves. Ce fait linguistique particulier s’explique du fait que ces 3 langues proviennent d’une seule et unique origine mais que l’islandais a su conserver et préserver toutes ses caractéristiques intactes depuis le Xe siècle. L’islandais contemporain est effectivement très proche de l’ancienne langue nordique parlé par les premiers Vikings de l’île. Dans ce contexte, il demeure un véritable « musée linguistique vivant » pour les linguistes.

C’est pourquoi l’islandais passe pour archaïsante auprès des autres langues scandinaves. En Islande, n’importe quel enfant peut lire un texte du Xe siècle sans avoir recours à la traduction. Cette curiosité linguistique est totalement unique puisqu’une telle performance culturelle n’existe pas pour les jeunes de langues suédoise, norvégienne, allemande, française, espagnole ou encore russe. La langue islandaise fait aussi figure de langue complexe et dont l’apprentissage reste difficile.

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Malgré la domination étrangère, son riche vocabulaire a été peu influencé par des emprunts étrangers. Des néologismes locaux apparaissent de manière récurrente en Islande, au fur et à mesure des innovations technologiques : les mots « téléphone », « fax » ou encore « internet » sont tous islandisés. En matière grammaticale, elle présente une complexité digne d’une langue flexionnelle, comme l’allemand ou le russe, avec trois genres grammaticaux et quatre déclinaisons. Son alphabet latin est doté de lettres supplémentaires mais les lettres C, Q, W et Z n’existent pas en islandais. De plus, la prononciation linguistique de l’islandais diffère nettement de celles des autres langues scandinaves.

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Dès l’indépendance du pays en 1944, les Islandais ont misé sur une islandisation de leur territoire insulaire, tant pour des raisons sociales et culturelles que politiques. Dans ce contexte, a été créée en 1946 une Commission de la langue islandaise dont les objectifs poursuivis sont de lutter pour le purisme linguistique,  en évitant les emprunts étrangers (notamment au danois et à l’anglais) et en assurant l’islandisation du vocabulaire dans la société par la création de nouveaux mots islandais.

Ce système fonctionne à un point tel que les terminologues du gouvernement sont moins considérés comme des fonctionnaires bornés campés sur leurs positions que comme des sages assurant la pureté de la langue. Les nouveaux mots islandais sont en général formés soit à partir de mots de souches islandaises, d’anciens mots tombés dans l’oubli ou encore de néologismes construits sur de vieilles racines linguistiques.

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Dans un autre ordre d’idées, l’islandisation de la langue passe également par l’intégration des immigrants et des étrangers. Jusqu’en 1996, une loi islandaise obligeait l’adoption, pour tous les immigrants, d’un patronyme islandophone, impératif pour la naturalisation. Le patronyme se formait à l’aide du prénom du père avec l’utilisation du suffixe –son dans le cas d’un homme et le suffixe dóttir dans le cas d’une femme. Jugée discriminatoire, la Loi sur les noms et patronymes (1996) a supprimé cette obligation qui reste toutefois recommandée.

reykjavikBasé à Reykjavik (ci-contre), un Centre d’information et de culture a été créé spécialement pour les étrangers en 1994 afin de leur fournir des services et de l’information nécessaire dans les domaines de la santé, des assurances ou encore de l’éducation. En outre, la Loi sur les étrangers de 2002 oblige à suivre un cours d’islandais pour tous les étrangers requérant un permis de séjour. L’année suivante, la Loi sur les immigrants est venue préciser cette obligation en fixant à 150 heures le nombre d’heures de cours obligatoires ainsi qu’en exigeant l’obtention d’un certificat de participation et d’assiduité.

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17 Responses to “De la politique linguistique en Islande”

  1. Intéressant, et très belles photos.
    J’ai failli me programmer un Nouvel an là-bas, mais la perspective d’être dans le noir dès 14h me refroidit un peu. Je pense y aller bientôt mais en été.

    Sinon, bientôt l’euro en Islande?

    Un bon blogue en Islande, à découvrir:
    http://vivre-en-islande.blogspot.com

  2. 2 moqueurpoli

    En ce qui concerne l’adoption de l’Euro, je ne crois pas que les Islandais soient très chauds à cette idée, même en temps de crise. Jusqu’à présent, aucune déclaration concrète n’a été proclamée en ce sens, ni par le gouvernement ni par les personnalités politiques du pays. On assiste plutôt à une attitude conservatiste et nationaliste, les Islandais rejettant l’option européenne et s’appuyant sur une formule multilatéral (demande d’aide financière auprès du FMI) ou bilatéral (demande similaire auprès de la Russie ou de la Finlande) pour faire face à la crise.

    Adopter l’euro, c’est adhérer de plein pied aux institutions européennes, ce qui remettrait en cause la politique de neutralité politique poursuivie depuis l’indépendance du pays en 1944. Il y a aussi l’aspect économique: si l’Islande n’a pas encore intégré l’UE, c’est que l’Europe impose des quotas de pêche qui ruinerait l’économie islandaise principalement basée sur les pêcheries.

  3. D’accord avec toi. Et tant que la Norvège restera hors de l’UE, les Islandais ne se sentiront pas le besoin d’adhérer non plus, à mon avis. Ce qui n’est donc pas pour demain.

    Parmi les 4 pays scandinaves (j’exclue la Finlande), il n’y a que la Suède et le Danemark qui sont dans l’UE, et aucun n’a l’euro. L’attitude des Scandinaves vis à vis de l’Europe est très prudente et pragmatique. Ils ne rejoignent le sud du continent que si c’est vraiment leur intérêt.

  4. 4 moqueurpoli

    L’attitude des Scandinaves vis-à-vis des institutions européennes est loin d’être simple à cerner. Certes, ces pays déploient une stratégie qu’on pourrait qualifiée de prudente et pragmatique.

    Mais il ne faut pas oublier qu’avant même la création de l’Union européenne, une union régionale a été instituée en 1952 (Conseil nordique). Elle était à l’origine destinée à la coopération interparlementaire entre les pays membres. Si le Conseil nordique ne dispose de pouvoir législatif, chaque gouvernement membre (Danemark, Finlande, Islande, Norvège, Suède) a l’obligation de transposer légalement ses décisions, sur le même modèle que les directives de l’Union européenne. Bien avant l’UE, le Conseil nordique a garanti la liberté de circulation des citoyens entre chaque pays membre (Union nordique des passeports).

    Il me semble utile ici de rappeler le rôle important de la culture politique scandinave en matière de défense nationale : la neutralité politique (moins vrai pour le Danemark et la Norvège mais encore d’actualité pour l’Islande, la Finlande et surtout la Suède). J’en parlerai dans un prochain article.

  5. Oui, et c’est d’ailleurs grâce à cette Union nordique des passeports qu’on franchit sans problème la frontière norvégienne, pourtant frontière extérieure de l’UE.

    Je pense que l’UE a intérêt de renforcer son intégration, faire une pause pour les élargissements et régler ses problèmes institutionnels. Les Scandinaves et tous les autres pays qui hésitent finiront bien par rejoindre l’UE, ou du moins s’en rapprocher.

  6. 6 moqueurpoli

    Alors là, je suis totalement d’accord. Si l’on veut une Europe forte, capable d’assurer une gouvernance efficace de son territoire et qui ne faiblit pas à la moindre déconvenue politique entre les 27 Etats-membres, il faut stopper l’élargissement (la Croatie, le Monténégro et les autres républiques ex-yougoslaves devront attendre !). D’après moi, c’est l’élargissement de 2004 (10 pays inégaux, dont certains n’étaient – ayons le courage de le dire en toute franchise – pas prêts pour leur entrée au sein de l’UE) et le coup de grâce de 2007 (l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie, encore moins prêtes que les nations précédentes) qui a fracturé durablement l’Europe (on l’a vu avec le Traité constitutionnel européen, on le voit encore aujourd’hui avec le Traité de Lisbonne).

    En ce qui concerne les pays scandinaves, je crois que tant que l’UE restera une sorte de club économique libre-échangiste (ce qu’elle est en ce moment), la Suède, la Finlande, le Danemark demeureront attentifs (et coopératifs) dans de nombreux projets, mais garderont toujours un certain détachement politique. En général, les Scandinaves ne veulent pas d’une Europe politique (dans laquelle la toute puissante Bruxelles leur dicterait la marche à suivre) et restent attacher à leur système démocratique (qu’ils idéalisent peut-être…).

  7. Je suis d’accord pour 2004 et 2007. Seulement, ne jetons pas la pierre sur ces pays là, puisque ce sont les non français et néerlandais qui ont fait capoter la ratification du Traité.
    Depuis que je vis au Canada, je me dis que c’est cette forme de confédération qui pourrait servir de modèle à l’UE. Il y a bien un gouvernement, un parlement fédéral, une haute cour de Justice… mais les Provinces gardent de larges compétences dans des domaines réservés, comme la santé, l’éducation, la culture…

    Si on se décidait une bonne fois pour toute à transformer la Commission en Sénat (puisque chaque État membre a jusqu’à présent un ou deux élus), et à créer un réel gouvernement issu de l’élection du PE (le même jour dans tous les États, au suffrage universel, avec des circonscriptions), les choses seraient plus claires.

    On arrive bien à faire voter tous les Canadiens le même jour, répartis sur 6 fuseaux horaires, et à avoir une majorité en fin de journée. Les Européens le peuvent aussi.

    Mais là, je crois que je prends mes rêves (fédéralistes) pour la réalité.

  8. 8 moqueurpoli

    Il est vrai que le modèle canadien est intéressant dans son concept. En théorie, la fédération canadienne est basée sur une séparation stricte des compétences politiques entre les deux niveaux de gouvernement provincial et fédéral. Mais en pratique, cette séparation est poreuse: le gouvernement fédéral canadien s’immisce régulièrement dans le financement de projets qui couvrent des champs de compétences provinciales. Les Québécois en connaissent quelque chose.
    Par ailleurs, le Canada souffre de l’absence d’un ciment national identitaire. Et s’il existe, comme le prétendent certains, il est le produit d’une réaction face au nationalisme québécois. Mes années passées au Canada m’ont données l’impression que l’unité canadienne était virtuelle et ne se maintenait que par des considérations économiques évidentes. Dans la même veine, on peut observer que l’unité européene est également virtuelle (il n’existe pas à proprement parlé d’identité européenne, un fort sentiment d’appartenance à la nation européenne – on se sent francais, italien, allemand, grec, finlandais mais pas européen) et ne se maintient que par les opportunités économiques que représentent le marché européen.

    Personnellement, je crois qu’avant de penser la fédération européenne (idée politique très décalée par rapport à la réalité politique dans l’UE d’aujourd’hui et productrice de plans qui me paraissent peu réalisables de nos jours), on devrait régler le déficit démocratique de l’Union européenne (faiblesse du Parlement européen, illégitimité démocratique du Président de la Commission, utilisation de la majorité qualifiée, confusion de l’organisation du pouvoir européen, faible contrôle démocratique de la Banque centrale européenne pour ne citer que ces exemples).

  9. Oui, je suis d’accord: il faut commencer par régler le déficit démocratique avant de mettre en place d’autres institutions. Déjà, ce serait un grand pas de faire voter tous les Européens le même jour, si possible avec des partis qui ne sont pas uniquement représentés à l’échelle nationale.

    Pour l’identité canadienne, elle est un peu secouée depuis une petite semaine. La crise politique qui secoue le pays remet au premier plan l’opposition Français contre Anglais… une vieille rangaine. Au delà de ça, il y a aussi la volonté de se démarquer du grand voisin américain. Un peu comme les Belges ou les Suisses vis à vis des Français. 🙂

  10. Tu as vécu longtemps à Montréal? Tu y étais en même temps que Titem?

  11. (Tu devrais t’inscrire dans l’annuaire Expat-blog.com, tu y as toute ta place. 🙂 )

  12. 12 moqueurpoli

    Merci Olivier pour tes commentaires.

    D’après moi, le problème avec les élections européennes est moins d’ordre technique qu’éthique. Je m’explique: faire voter l’ensemble de la population européenne le même jour ne poserait pas de problème (sauf peut-être le fait que les Francais ont l’habitude de voter le dimanche, ce qui n’est pas forcément le cas dans les autres pays membres de l’UE). Les prochaines élections européennes se tiendront justement du 4 au 7 juin 2009 pour tenir compte des traditions électorales de chacun.

    En ce qui concerne les partis politiques européens, la plupart des députés restent membres de partis politiques nationaux et la discipline au sein des partis et groupements européens est loin d’être rigide. Le problème éthique majeur est le double mandat que s’arrogent certains députés: politique nationale et politique européenne ne demandent pas le même niveau ni le même type de compétence. Comment ne pas douter de la capacité d’un élu national à gérer objectivement les questions européennes sans que son jugement ne soit déterminé par des considérations nationales ? Les eurodéputés font-ils de la politique européenne ou de la politique nationale en Europe ? La question reste ouverte.

    En ce qui concerne mon expérience montréalaise, c’est en tout trois ans de bonheur que j’ai passé dans la capitale culturelle du Canada. C’est d’ailleurs à Montréal que j’ai rencontré Titem, qui m’a aidé, par ses conseils, à élaborer mon blog. Tout comme lui, je crois être inscrit dans l’annuaire Expat-blog.com.

  13. 13 Jean-Pierre Choisy

    Oui, nous devrions prendre exemple sur l’Islande en politique linguistique.

    Ce n’est pas aux anglophones que j’en ai. Je lis des livres anglais, et pas seulement professionnels (biologie de la faune), mais aussi, à l’occasion, romans, ou d’histoire. Mais pouvoir lire l’anglais en 2010 n’est pas plus remarquable que, en 1900 en Europe occidentale, être alphabétisé dans sa propre langue. Le multiculturel commence quand on peut lire des livres autres que ceux dans sa langue maternelle ou en’anglais.

    M’irritent ceux qui « on trop souvent la compulsion de singer les Anglo-saxons » comme l’écrit Kevin Cook dans Dubble Dutch à propos des Néerlandais ,
    On en a moins en France, en moindre % mais ils sont quand même « gratinés ».
    Aux Pays-Bas, c’est réellement une pathologie culturelle : le seul pays que je connaisse où l’étranger qui tente de pratiquer la langue du pays se heurte de la part de 50% des habitants à un refus borné et obstiné de répondre autrement qu’en anglais. Les autres 50%, les normaux, n’en sont pas contents mais ils subissent…

    Hagège (qui parle 14 ou 15 langues) remarquait que le nombre de mots anglais dont certains Français* truffent leurs phrases est proportionnel à leur nullité en anglais !
    Les bilingues, eux, changent de langue sans mélanger.
    J’ai pris l’habitude de leur répondre…en allemand.
    Et, s’ils insistent en néerlandais : ici, en période de vacances, c’est la seconde langue!
    Une biologiste géorgienne m’a dit qu’il en était de même au Caucase avec le russe…

    Parfois je me dis que la seule solution serait d’aller habiter un pays anglophone : entouré de « vrais » on serait, enfin, délivré des « imitations »…
    Car, c’est comme pour les tableaux : les imitations sont sans valeur.

    Le Royaume-Uni a essayé de « torpiller » de l’extérieur la dynamique européenne, dans ce qui était alors le Marché Commun. Ca n’a pas réussi. Donc, il a adhéré : pour le saborder de l’intérieur. Cette fois, plein succès, d’autant qu’il a été brillament secondé par tous ces petits pays tard venu à l’Europe mais « traitres » précoce, chaloupes à la remorque du vaisseau britannique, lui-même « cheval de Troie » des USA. Les ex-pays communistes ne rêvent que d’être de (très pales) imitations des Américains. Le réalisme dont certains créditent les Scandinaves ne serait-il pas le modèle du cynisme britannique ? Etre dedans sans y être, c’est à dire avec le maximum d’avantage et le minimum de solidarité ? Les Allemands sont des partenaires infinement plus fiables, même si on n’est pas forcément d’accord sur tout.

    Réellement, il nous faut une Europe avec divers cercles plus ou moins lâches, mais autout d’un noyau dur : les fondateurs Allemagne, Benelux, France, Italie, ça suffit déjà amplement pour s’intégrer. S’il y a l’Espagne en plus, parfait. Peu nous chau

  14. 14 Jean-Pierre Choisy

    J’enrage que nous n’ayons pas eu de traité européen mais je n’approuvais pas non plus celui qu’on nous proposait : un réel dilemme. Le « non » français et le ‘non » néerlandais au traité « constitutionnel » n’avaient pas du tout les mêmes fondements. Mais ce n’est pas mon propos de traiter ce point.

    Un traité n’est qu’un moyen, de même que l’entrée ou non de la Turquie.
    Il aurait d’abord fallu savoir quel est l’objectif :

    Ou bien une Union Européenne politique. Alors il faut qu’elle soit :
    1°) Unie : ce qui exclu les facteurs de dissolution tels que le Royaume Uni et autres satellites des USA ;
    2°) Européenne : ce qui correspond à une culture en dehors de laquelle est la Turquie, constat objectif, qui n’a rien de dépréciatif. Si Bismarck avait voulu étendre inclure le Danemark et Cavour la Croatie, cela n’aurait été ni l’Allemagne, ni l’Italie et encore moins unies.

    Ou bien une zone de libre échange, non intégrée politiquement = le souhait anglo-américain. et, dans la mesure où ils peuvent influer le cours des choses, leur projet. Leurs rêves, irréalisables, mais tout le monde peut rêver, ce serait la dissolution des récentes unités de l’Allemagne et l’Italie, l’indépendance de la Catalogne et le découpage de la France, « à la tronçonneuse » car chaque fois qu’un ennemi extérieur a voulu aider les autonomismes locaux, le résultat a été le discrédit de ces mouvements pendant un ou deux générations. Si tel est l’objectif, alors oui, on peut élargir à la Turquie, au Maghgreb et sans terme, jusqu’au Sénégal et à la Corée !

  15. Pour revenir vers le sujet, la France devrait s’inspirer d’une telle politique pour protéger ses langues minoritaires, à commencer par le breton, qui court un danger non négligeable de disparition à moyen terme.
    Dommage que les gouvernements successifs soient constitués d’hypocrites jacobins parisiens jusqu’à l’os.

  16. Pour revenir vers le sujet, la France devrait s’inspirer d’une telle politique pour protéger ses langues minoritaires, à commencer par le breton, qui court un danger non négligeable de disparition à moyen terme.
    Dommage que les gouvernements successifs soient constitués d’hypocrites jacobins parisiens jusqu’à l’os.

  17. 17 richet delphine

    j’aimerais un jour voir l’islande (: un réve a realiser


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