La politique environnementale en Finlande (I)

18Déc08

Parce que l’environnement est devenu sans conteste l’un des enjeux majeurs en ce début de XXIe siècle, je vous propose une série d’articles sur la politique environnementale de la Finlande à partir d’une fiche de synthèse sur ce sujet que j’ai réalisé dans le cadre de mon stage et que vous pouvez télécharger sur le site internet de la Mission économique d’Helsinki.

Où la Finlande montre l’exemple…


finlande-environnement-1Pays pionnier dans la protection et la sauvegarde de l’environnement, la Finlande est depuis longtemps sensibilisée à la préservation de son milieu écologique et naturel dans lequel elle vit. La Finlande présente en effet de nombreux points forts parmi lesquels la qualité de ses eaux (sources, lacs, rivières) et de son air, l’efficacité de sa législation environnementale et les initiatives de son secteur privé. Dans le cadre du combat qu’elle mène contre toute forme de pollution et afin de se conformer aux exigences européennes en la matière, Helsinki a approuvé une nouvelle version de sa Stratégie nationale pour le climat et l’énergie (SNCE) le 6 novembre dernier. S’inscrivant dans le cadre d’objectifs européens, celle-ci fixe des buts à atteindre à l’horizon 2020, dont la limitation de la consommation d’énergie et le recours accru aux énergies renouvelables.

syke-suomiDans le domaine de l’environnement, l’organisation des pouvoirs publics finlandais est très hiérarchisée. Le Ministère finlandais de l’Environnement définit les politiques à l’échelon national, met en place les contrôles administratifs, élabore les lois et supervise l’aide internationale pour la préservation de l’environnement. Il est secondé par l’Institut finlandais de l’Environnement (SYKE) qui propose des innovations pour lutter contre les problèmes environnementaux et apporte son expertise dans la surveillance et l’analyse des milieux naturels. A leur suite, les 13 centres régionaux du pays prennent les mesures nécessaires à l’application et au respect de la législation environnementale. C’est eux qui attribuent les permis environnementaux pour les infrastructures de taille moyenne (usines, décharges) sous la tutelle des autorités dédiées. En charge des questions d’écologie, le dernier échelon des autorités publiques est celui des municipalités qui se concentrent sur la protection de l’environnement à une échelle plus locale.

sankt-peterburg1Loin de se cantonner à leur Etat, le souci environnemental des Finlandais dépasse aussi les frontières. Au niveau régional, par exemple, Helsinki s’est impliquée de manière importante dans l’aide environnementale après la désintégration de l’Union soviétique. A ce jour, la priorité est donnée aux régions frontalières russes dans le but de préserver l’état de la mer Baltique et de réduire les pollutions liées au manque d’infrastructures. A l’échelle mondiale, la Finlande contribue régulièrement à des projets d’aide internationale. A titre d’exemple, les Finlandais ont contribué à hauteur de 30 millions d’euros dans des projets de recyclage d’eaux usées à Saint-Pétersbourg.

La Finlande ne pourrait financer sa politique environnementale d’envergure sans un taux de taxation élevé. Selon les derniers chiffres disponibles, les taxes environnementales représentaient 2,7 % du PIB national en 2007, soit l’un des taux les plus élevés en Europe. Les revenus provenant de ces taxes s’élevaient à 5 milliards d’euros, soit 6,4 % des recettes fiscales. 47 % des taxes environnementales provenaient des carburants, 37 % des achats de voitures et 14 % des énergies.

foret-en-finlande1Les entreprises privés finlandaises se doivent également d’investir de manière importante dans l’environnement afin de rendre leurs activités plus conformes à la législation. En 2007, le secteur privé a investi près de 147 millions d’euros dans différentes mesures de protection environnementale (dont 46 millions pour l’industrie papetière et 44 millions pour les industries chimiques et minières). Le secteur privé finlandais a par ailleurs consacré plus de 500 millions d’euros (40 % pour l’eau, 34 % pour les déchets et 26 % pour l’air) au soutien de l’effort public en matière de développement durable.

En 2007, l’Environment Sustainability Index (Indice de performance environnementale, en français) du Forum économique mondial classait la Finlande au 3e rang, après la Nouvelle-Zélande et la Suède, des pays fournissant le plus d’efforts en faveur du développement environnemental durable. Espérons que la Finlande saura conserver son rôle de leader international.

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