Stone of Destiny, de Charles Martin Smith (2008)

03Juil09

stone_of_destinyGlasgow, 1950. Galvanisé par les discours du nationaliste John McCormick, Ian Hamilton, étudiant universitaire, se lance le défi de redonner à ses compatriotes écossais un sentiment de fierté collective. Il décide alors de récupérer la pierre de Scone, logée sous le trône royal dans l’abbaye de Westminster à Londres, symbole douloureux de la défaite des Écossais aux mains des Anglais, sept siècles plus tôt. Avec le soutien secret de McCormick, Ian forme une petite équipe et planifie minutieusement le coup. Mais des imprévus de dernière minute obligent les compères à modifier leur stratégie.

La pierre du destin. Comédie d’aventures britanno-canadienne de Charles Martin Smith.
1h36, 2008.
Avec: Charlie Cox (Ian Hamilton), Billy Boyd (Bill Craig), Robert Carlyle (John McCormick), Kate Mara (Kay Matheson), Ciaron Kelly (Alan Stuart), Stephen McCole (Gavin Vernon) …
Note : 14/20.

Tiré d’une histoire vraie, ce petit film sans prétention et empreint de bons sentiments se laisse agréablement regarder, avec légèreté et humour. Pétulant, tendre, plein d’émotions, il nous entraîne sur les pas de Ian Hamilton, étudiant un brin rêveur, qui brave tous les interdits et réalise l’aspiration nationale de toute une nation en ramenant la pierre du Destin en terre écossaise.

A l’origine, ce bloc de grès faisait fonction de trône lors du couronnement des rois écossais du royaume de Dal Riada. La légende raconte que seule la pierre en question pouvait juger de la légitimité du roi: il fallait en fait que la pierre vibre sous les pieds du prétendant au trône pour que ce dernier soit conforté dans son pouvoir. Elle fut conservée par les Ecossais dans l’abbaye de Scone (d’où son nom) jusqu’en 1296, date à laquelle elle fut prise comme butin de guerre par Edouard Ier, roi d’Angleterre. Elle fut alors transférée dans l’abbaye de Westminster, à Londres, puis placée sous le trône royal des souverains anglais, ce qui symbolisait la domination de l’Angleterre sur l’Ecosse.

En 1328, lors de la signature du Traité de Northampton qui mettait fin à la 1ère guerre d’indépendance du Royaume d’Ecosse, le roi Edouard III promit de restituer la pierre du Destin au peuple écossais. Cette promesse ne fut bien entendu jamais tenue et il faudra attendre l’année 1996 pour que ce bloc de pierre soit officiellement rétrocéder à l’Écosse… Avec toutefois une exigence exceptionnelle de la couronne britannique: le gros caillou devra ponctuellement être expédié à Westminster lors des futures cérémonies de couronnement. Ainsi, le futur roi d’Angleterre (le Prince Charles ou son fils William ?) devrait vraisemblablement s’asseoir sur la pierre du Destin lors de son intronisation.

L’oeuvre de Smith vient à son heure. A l’ère de la mondialisation et du « global village », il sonne comme une sorte de petite revanche nationaliste, un retour aux sources identitaires, un message d’espoir, de liberté et de fierté pour les petites nations. Bretons, Québécois ou encore Catalans y trouveront sans doute un peu de leur propre histoire. Un véritable rafraîchissement, idéal en cette saison estivale.

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